De Victor Hugo…

09/02/2010

in Coups de coeurs des Marraines de Lait

Ce siècle avait deux ans…

Je vous dirai peut-être quelque jour

Quel lait pur, que de soins, que de vœux, que d’amour,

Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,

M’ont fait deux fois l’enfant de ma mère obstinée,

Ange qui sur trois fils attachés à ses pas

Épandait son amour et ne mesurait pas!

Ô l’amour d’une mère! – amour que nul n’oublie!

Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie!

Table toujours servie au paternel foyer!

Chacun en a sa part, et tous l’ont tout entier!

Les feuilles d’automne I, 1831.

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